Vers la lumière

  jeudi 08 Février   
20 H 15


Sélection officielle Un certain Regard Festival de Cannes

Ingénieur du son : Roman Dymny
Montage : Tina Baz
Décors : Setsuko Shirakawa
Montage son : Roman Dymny,Boris Chapelle
Chef opérateur : Arata Dodo
Musique originale : Ibrahim Maalouf
Mixage son : Olivier Goinard
Scénario, réalisation : Naomi Kawase
Assistant réalisateur : Yuki Kondo,Miho Hojô
Lumière : Yasuhiro Ôta
Produit par : Masa Sawada,Yumiko Takebe
Produit par : Naoya Kinoshita
Distribution : Haut et Court

Site officiel


 Avec 

» Masatoshi Nagase - Nakamori Ayame» Misako Ozaki - Misaki» Tatsuya Fuji - Kitabayashi & Jz
» Yasuko Ozaki - Kazuko Shirakawa» Tomoko & Tokie - Misuzu Kanno» Mantarô Koichi - Sano


 Synopsis 

Misako aime décrire les objets, les sentiments et le monde qui l'entoure. Son métier d'audio-descriptrice de films, c'est toute sa vie. Lors d'une projection, elle rencontre un célèbre photographe dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.


 Anecdotes 

NAOMI KAWASE
FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE

2017 VERS LA LUMIÈRE en Compétition au Festival de Cannes
2015 LES DÉLICES DE TOKYO en Sélection officielle au Festival de Cannes Ouverture d'Un Certain Regard
2014 STILL THE WATER en Compétition au Festival de Cannes
2011 HANEZU, L'ESPRIT DES MONTAGES en Compétition au Festival de Cannes
2007 LA FÔRET DE MOGARI Grand Prix du Festival de Cannes en 2009
2003 SHARA en Compétition au Festival de Cannes
2000 HOTARU en Compétition au Festival de Locarno Prix CICAE et FIPRESCI
1997 SUZAKU Caméra d'Or au Festival de Cannes


 Entretien 

ENTRETIEN AVEC NAOMI KAWASE

Sans lumière, pas de couleurs.
Sans lumière, pas d'images.
Sans lumière, impossible de réaliser un film.
Autant dire que la lumière est le cinéma.

Comment parler de la lumière, des sens, du cinéma, des images, des mots ?
Comment décrire un film, suggérer les intentions de l'auteur à des nonvoyants ? C'est le métier d'audio-description qu'exerce le personnage de Misako dans votre nouveau film VERS LA LUMIÈRE. Comment est né ce projet ?

Lors des séances d'audio-description de mon précédent film LES DÉLICES DE TOKYO, j'ai eu la sensation de redécouvrir mon film, la description de certaines scènes induisait une connaissance plus ample et plus profonde de la séquence en elle-même.
J'étais fascinée et ma présence à leurs côtés leur a permis de me questionner directement sur le vocabulaire et les intentions de mise en scène.
C'est un équilibre délicat à trouver, qui demande que l'analyse des intentions soit précise sans jamais être intrusive dans le ressenti du spectateur.
En les entendant échanger, j'ai pris conscience qu'ils cherchaient à transmettre le film de manière profonde. Je me suis rendu compte que leur histoire était celle de la transmission de leur passion pour le cinéma.
C'est ainsi que s'est construit le personnage de Misako.
Misako est convaincue que le cinéma à le pouvoir de transformer une vie sombre en une vie lumineuse, qu'il permet d'échapper au réel et de s'extraire des carcans dans lesquels nous sommes tous enfermés. Eveiller l'imaginaire et susciter une émotion sont un peu le quotidien de Misako.
Tout en restant fidèle aux thèmes qui parcourent votre filmographie, ici vous vous attachez plus particulièrement à ce qui nous relie au monde et aux gens qui nous entourent. Et à travers vos personnages, c'est de regard et de cinéma dont il question.

Oui, deux façons de percevoir le monde : « selon Nakamori » ou « selon Misako », et l'usage du gros plan me permet de mettre en forme cette idée.
L'un perd la lumière, l'autre la décrit et tout deux parlent d'un rapport au monde, au cinéma et à la mémoire.
Nakamori, le personnage du photographe, est atteint d'une maladie dégénérative, il perd progressivement la vue et doit renoncer à sa carrière de photographe. Un nouveau rapport au monde et aux autres se construit. Il doit désormais apprivoiser et développer d'autres sens pour compenser la perte.
Quel est le sens de sa vie désormais ? Y a t-il des choses qui échappent à notre compréhension même si nous pouvons les voir ? Et inversement, pouvons-nous comprendre ce que nous ne voyons pas ?
Misako, elle, décrit le visible, des images mouvements, soumet ses propositions à des non-voyants, tente d'aiguiser ses descriptions du réel, elle chemine des images aux mots sans perdre la sensation et l'émotion.

« Il n'y a rien de plus beau à voir que ce qui s'apprête à disparaître » est un des dialogues de votre film, vous interrogez à nouveau cette notion de l'invisible présente dans tous vos films.

Dans mes films, j'aborde régulièrement cette notion de "l'existence de l'invisible".
Dans VERS LA LUMIÈRE, l'invisible est traité de manière concrète grâce à l'audio-description et sa philosophie. La perception et l'acuité visuelle, l'instant de la sensation, comprendre, décrire, retranscrire quelque chose qui affleure, tout cela est perceptible et devient matière d'échange lors des séances d'audio-description.
Et, grâce au personnage du photographe, on aborde également la distance entre le photographe et son sujet, la relation de confiance qui s'établit entre eux et l'abandon.

Le son est également important, il convoque la mémoire et des personnages du passé surgissent...

En choisissant de traiter ce métier, on chemine obligatoirement par les mots pour exprimer ce qu'on ne voit pas. Et pour cela, le travail sur le son a été déterminant. Non seulement la musique, mais aussi les ambiances. Un son sensoriel qui parfois a une force qui dépasse celle de l'image, un son où ressurgit le passé en le transportant dans le présent et le futur.


 L'avis de la presse 

Télérama - Pierre Murat
La rencontre entre un photographe qui perd la vue et une jeune femme dévouée à son métier d'audiodescriptrice. En dépit d'un thème chargé d'émotion, la réalisatrice japonaise ne parvient pas à donner chair et sens à ses personnages.
Au bord de réaliser un grand film, Naomi Kawase s'accroche à un cinéma intimiste étriqué... C'est le constat que ce décevant Vers la lumière oblige à faire. Le sujet, original et fort, aurait dû tirer la cinéaste vers le haut. La relation aux images, au monde, à la mémoire : tout un univers du sensible entoure les deux personnages principaux. Une jeune femme ravissante qui rédige des descriptions de films à l'attention des aveugles. Et un photographe qui perd la vue, chargé de donner, avec d'autres consultants, un avis sur le texte de l'audiodescription. Ses critiques pointilleuses le placent d'abord en antagoniste face à la jeune femme. Avant un rapprochement...

L'émotion perdue de vue
C'est un peu court pour faire dialoguer le visible et l'invisible. D'autant que Naomi Kawase filme essentiellement en plans serrés, en gros plans et en très gros plans. Comme si elle voulait fermer cette histoire au lieu de l'ouvrir aux résonances qu'elle pourrait rendre possibles. On apprécie, certes, le sérieux avec lequel est abordé cette forme de création qu'est l'audiodescription : l'idée d'en passer par là n'est pas du tout un artifice de scénario. Mais cet intérêt fort pour le travail sur les images et les mots ne rejaillit pas sur les personnages. Il fait plutôt d'eux des techniciens.
A la jeune femme, adorable vraiment, comme au photographe, il manque un ancrage dans la réalité. Préoccupés, l'un par les photos qu'il a faites et l'autre par le film qu'elle doit décrire, ils semblent passer à côté de la vie, alors même que Naomi Kawase voudrait, finalement, que la vie devienne déchirante, magnifique, et emplisse nos yeux de larmes. Vers la lumière apparaît comme un film en pleine contradiction avec lui-même. Et doit se contenter de fonctionner, au bout du compte, comme un drame modeste. Taillé pour la sélection Un certain regard et non pour la compétition.


Les Inrockuptibles - Vincent Ostria
De plus en plus mystique, Naomi Kawase peine à nous charmer avec un roman-photo plein de pathos mais sans grâce.

Qu'arrive-t-il à Naomi Kawase, notre cinéaste japonaise préférée depuis déjà plusieurs décennies (elle a commencé très jeune) ?
Souvent sélectionnée à Cannes, elle revient en compétition avec l'histoire d'amour impossible entre un photographe qui perd la vue et une audio-descriptrice pour aveugles (elle décrit ce qui se passe à l'écran). Il va vers l'obscurité, elle va vers la lumière, puisqu'elle révèle le monde à ceux qui ne peuvent plus le voir. Plus généralement, la jeune et jolie Misaki tente de ressentir tout ce que lui inspire le monde. Très zen, elle tente de ressentir chaque seconde de sa vie comme un grand bonheur. Le photographe, lui, s'enfonce. Il est devenu atrabilaire. Le spectateur peine à éprouver la moindre empathie pour lui. Que lui trouve Misako ?

Kawase peine à faire apparaître la beauté de son film

Kawase tente de nous intéresser à cette histoire, mais elle ne fait que répéter en boucle les propos lénifiants de son héroïne. Elle abuse des gros plans. La musique d'Ibrahim Maalouf est omniprésente. C'est assez étouffant. On ne comprend pas grand chose. Kawase, et ce n'est pas la première fois, semble dans une période de doute. Plus elle nous dit (avec à la fois les mots et les images, ce qui redonde un peu) la beauté de la nature, de la vie et du monde, moins cette beauté nous apparaît. A l'instar de ses deux personnages, en lutte l'un pour la lumière, l'autre contre l'obscurité, elle semble coincée entre les deux sans trouver la porte de sortie.


Le Monde - Thomas Sotinel
Qu'est-ce qui fait une image ? Ce qui s'imprime sur notre rétine ? Ce qui se forme dans notre conscience ? Est-il besoin d'être doué de vue pour voir ? Ces questions essentielles, non seulement pour le cinéma, mais pour toute existence humaine, Naomi Kawase les pose avec virtuosité au début de Vers la lumière (Hikari/Radiance).

Elle invite à assister à un atelier pendant lequel des non-voyants entendent l'audiodescription d'un long-métrage de fiction. A la jolie jeune femme qui a conçu le texte, ils font des observations courtoises nous sommes au Japon , à l'exception d'un bel homme mûr qui ne mâche pas ses mots. Il est photographe et va bientôt perdre tout à fait la vue.

Présentoir de cartes postales

Entre la femme de mots et l'homme d'images, Naomi Kawase fait naître une histoire d'amour qui entraîne le film dans une série de métaphores de plus en plus appuyées. On comprend bien que le coucher du soleil annonce la nuit qui peut être aussi bien la cécité que la mort (l'héroïne prend soin d'une mère qui sombre dans la démence sénile), mais pourquoi les multiplier comme sur un présentoir de cartes postales ?

On dirait que la cinéaste japonaise se soucie d'abord de rendre acceptable ce qui fait le tragique de la condition humaine, par la beauté un peu convenue de ses images, par la répétition de truismes sur l'impermanence des choses. Cette douceur qui confine à la mièvrerie masque son intelligence, son talent de créatrice d'images.


La Croix - Arnaud Schwartz
Deux ans après Les Délices de Tokyo, la Japonaise Naomi Kawase est en compétition sur la Croisette avec un très beau film sur le cinéma, la vie et la captation de l'instant.

Il fait du bien ce film de Naomi Kawase, première des trois réalisatrices en compétition cette année pour la Palme d'or, aux côtés de l'Américaine Sofia Coppola et de la Britannique Lynne Ramsay. Hier, après un début marqué par la noirceur des uvres et certaines déceptions, le festival s'est offert grâce à elle un beau rayon de lumière, très applaudi en projection presse matinale, à laquelle Will Smith, membre du jury, avait fait l'effort d'assister, en toute discrétion.
Deux ans après Les Délices de Tokyo, la réalisatrice japonaise s'attache de manière très originale aux pas d'une jeune femme, Misako (Ayame Misaki), dont le métier consiste à écrire les textes d'audiodescription de films de cinéma, qu'elle teste et corrige en fonction des réactions d'un panel de premiers spectateurs non (ou mal) voyants. Délicate mission qui consiste à mettre des mots entre les dialogues, suffisamment pour permettre une visualisation de l'uvre, mais pas trop afin de laisser l'imagination se déployer dans les silences et le film s'ouvrir en chacun. Les discussions sont respectueuses et franches. Attentive aux remarques, Misako bute pourtant sur les réserves émises par un des membres du panel, interrogeant sa propre part de subjectivité et résonnant avec son vécu.

Une superbe métaphore de l'existence

Quelle belle idée que d'évoquer le cinéma et la vie! à travers cette activité méconnue, qui offre à ceux qui sont privés du sens de la vue de partager une uvre de 7e art, dans une salle « où l'on respire le même air », glisse une spectatrice.
De ce paradoxe apparent oui, on peut « regarder » un film sans accéder aux images mais « en se connectant à l'émotion des autres » , Naomi Kawase fait une superbe métaphore de l'existence, avec ce qu'elle charrie de douleurs intimes, de séparations irrémédiables et de quêtes éperdues de lumière.

Intriguée, Misako rend visite à son contradicteur, M. Nakamori (Masatoshi Nagase), et découvre que cet homme, presque aveugle, fut un photographe reconnu. L'un et l'autre partagent en secret cette phrase plusieurs fois prononcée: « Rien n'est plus beau que ce que l'on a sous les yeux et qui s'apprête à disparaître. » Elle a donné sens à leurs vies, leur permettant de fixer l'instant par l'image ou le mot, et de le rendre éternel.

Vers la lumière n'est pas seulement un film sur le cinéma, sur la perte, mais aussi sur la mémoire: celle du père disparu de Misako, de sa mère âgée et frappée d'absences. Celle de ce présent qui glisse, instants chassés dans l'invisible qui cependant nous hantent. « Quand ton cur se serre, parfois je l'entends », dira Nakamori à la jeune femme.

Naomi Kawase signe là un nouveau long métrage poignant, profond et délicat, porteur comme son titre français l'indique d'une discrète espérance. Elle s'appuie sur le beau et doux visage de la comédienne Ayame Misaki, qu'elle filme souvent en plans très rapprochés, allant jusqu'à capter les reflets de lumière à la surface de ses pupilles. Invitant presque le spectateur à en effleurer les contours pour en saisir les harmonies changeantes. Ce procédé n'est d'ailleurs pas réservé au personnage de Misako: Vers la lumière s'approche au plus près des êtres, avec une pudeur, une délicatesse qui traduit en images l'intention de ne rien leur dérober, mais d'accéder à cette part d'ineffable qui émane d'eux et gagne à être partagée. La réalisatrice use aussi, avec subtilité, de contre-jours aux contours flous, qui disent l'imperfection de cette approche, laissant aux êtres le mystère désirable de leur inaccomplissement. Guetté par le désespoir, essayant de capter encore quelques bribes d'images, le photographe Nakamori, ancien « chasseur de temps », dit de son appareil Rolleiflex qu'il est « son cur ». Répétant: « Même si je ne peux plus m'en servir, c'est mon cur. »

Le spectateur très exigeant reprochera peut-être à Naomi Kawase d'avoir parfois un peu insisté sur la signifiance des situations, comme si elle avait soudain redouté que l'indicible de ce très beau film ne s'échappe dans l'éther, entre l'écran et l'il du spectateur. Qu'elle soit sur ce point rassurée. Il n'en est rien.


Paris Match - Yannick Vely
Misako aime décrire les objets, les sentiments et le monde qui l'entoure. Son métier d'audiodescriptrice de films, c'est toute sa vie. Lors d'une projection, elle rencontre un célèbre photographe dont la vue se détériore irrémédiablement.
Quand nous avions rencontré Naomi Kawase à l'occasion de la présentation à Cannes de «Still Water» en 2014, elle nous avait confié croire que «que le cinéma c'est la lumière». «Depuis que j'ai commencé à réaliser des films en 8 mm, j'ai toujours pensé qu'il fallait que je capte au mieux cette dimension-là», avait-elle ajouté, donnant ainsi l'une des clés de son cinéma si sensoriel. «Still Water» avait conclu magnifiquement un cycle de films très personnels et la réalisatrice voulait se confronter au récit. «Les Délices de Tokyo», son plus grand succès en France, avait déjà marqué une étape dans sa carrière que poursuit «Vers la lumière». Naomi Kawase n'abandonne pas sa manière assez unique de saisir la vérité d'un personnage sur son visage et dans les silences, mais elle raconte désormais des histoires plus «traditionnelles», donnant à son cinéma une universalité nouvelle.

«Vers la lumière» pourrait être une banale histoire d'amour contrariée sans cette sensibilité à fleur de peau que l'on ressent toujours dans son cinéma. Difficile de ne pas être touché par la trajectoire émotionnelle de Misako et Masaya, aux destins étrangement liées. Et il y a un troisième personnage principal : la lumière. Comment elle nous éblouit, nous rassure, et ce qu'elle représente sur le plan métaphorique. Plus le film avance vers sa résolution sur la musique divine d'Ibrahim Maalouf, plus l'émotion monte en nous comme la marée des sentiments. Et la fin, sublime forcément, balaie toutes les réticences.


L'Express - Christophe Carrière
Habituée de La Croisette, Naomi Kawase filme la rencontre entre une audiodescriptrice et un homme d'images qui perd la vue.
La réalisatrice japonaise Naomi Kawase présentera cette année son film "Vers la lumière".

Habituée de La Croisette, Naomi Kawase filme la rencontre entre une audiodescriptrice et un homme d'images qui perd la vue.
La rencontre et le lien qui se tisse peu à peu entre une jeune femme quelque peu déconnectée de la réalité qui travaille comme audiodescriptrice et un photographe-cameraman au caractère bien trempé, dont la vue se détériore irrémédiablement à cause d'une amblyopie.

Ce statut d'habituée finit par payer puisque, comme dans son pays natal, la cinéaste japonaise a connu son plus gros succès en France avec son dernier film en date, Les délices de Tokyo: 300 000 entrées. La délicatesse de son cinéma saura-t-elle séduire Pedro Almodovar et son jury?




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