Seule sur une plage la nuit

  jeudi 15 Février   
20 H 15


Berlinade 2017 Ours d'Argent de la Meilleure actrice

Montage : Hahm Sungwon
Mixage : Kim Mir
Image : Kim Hyungkoo,Park Hongyeol
Etalonnage : Cho Heedae
Producteur exécutif : Kang Taeu
Production : Jeonwonsa Film Co.
Son : Song Yeajin
Scénario, réalisation : Hong Sang-soo
Lumière : Yi Yuiheang
Directeur technique : Lee Jeahan
Distribution : Capricci Films

Site officiel


 Avec 

» Kim Minhee - Younghee» Jung Jaeyoung - Myungsoo» Song Seonmi - Junhee
» Seo Youngwa - Jeeyoung» Moon Sungkeun - Sangwon» Kwon Haehyo - Chunwoo
» Ahn Jaehong - Seunghee» Park Yeaju - Dohee


 Synopsis 

Quelque part en Europe. Younghee a tout laissé derrière elle : son travail, ses amis et son histoire d'amour avec un homme marié. Seule sur la plage, elle pense à lui : elle se demande s'il la rejoindra.

Gangneung, Corée du Sud. Quelques amis trinquent : ils s'amusent de Younghee qui, ivre, se montre cruelle à leur égard. Seule sur la plage, son coeur divague : elle se demande combien l'amour peut compter dans une vie.


 Anecdotes 

SEUL SUR LA PLAGE LA NUIT

Seul sur la plage la nuit, Cependant que l'aïeule poursuit son oscillant va-et-vient et chante sa chanson rauque, Et que je contemple les étoiles qui brillent, me vient en pensée l'image de la clef des mondes et de l'avenir. Une vaste symétrie tient dans son cadre les choses entre elles, Sphères connues ou à naître, soleils, lunes et planètes de toute taille, Distances entre les lieux de quelque amplitude qu'elles soient, Distances temporelles, forces inanimées, Âmes de toute espèce, corps vivants de toute nature quels que soient leur variété, leur habitat, Opérations gazeuses, aqueuses, végétales, minérales, poissons, créatures frustres, Nations, couleurs de peau, barbaries, civilisations, langues, Identités déjà existantes ou bien encore à venir sur notre globe ou tout autre globe, Vies et morts du passé, du présent, du futur, Une seule et même symétrie les unit depuis toujours par son amplitude, Les unit, les unira toujours par ses clés solidaires, le jeu réglé de ses serrures.
WALT WHITMAN, Feuilles d'herbe, 1855



PERSONNAGES / INTERPRÈTES

JUNG JAEYOUNG / MYUNGSOO

Un vieil ami de Younghee. Il gère le café BongBong à Gangneung avec Dohee dont il est très proche. Il fait ce qu'elle lui demande, il a pris un sérieux coup de vieux depuis qu'ils se sont rencontrés.

FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE 2015 UN JOUR AVEC, UN JOUR SANS (Hong Sangsoo) 2013 SUNHI (Hong Sangsoo)

KIM MINHEE / YOUNGHEE

Une actrice qui ne travaille plus pour le moment. Dans une ville allemande au bord de la mer, puis dans la ville de Gangneung, elle retrouve de vieux amis. Sur la plage, par hasard, elle tombe sur l'homme marié avec qui elle a rompu et il lui parle avec une sincérité inhabituelle.

FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE 2017 LE JOUR D'APRÈS (Hong Sangsoo) 2017 LA CAMÉRA DE CLAIRE (Hong Sangsoo)
2016 MADEMOISELLE (Park Chanwook) 2015 UN JOUR AVEC, UN JOUR SANS (Hong Sangsoo)

SONG SEONMI / JUNHEE

Une vieille amie de Younghee. Si Younghee reprend sa carrière, elle se propose de devenir son manager. Elle promet à Younghee de rester son amie pour la vie.

FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE 2011 MATINS CALMES À SÉOUL (Hong Sangsoo) 2006 WOMAN ON THE BEACH (Hong Sangsoo)

SEO YOUNGWA / JEEYOUNG
Une vieille amie de Younghee. Après avoir passé dix ans avec son mari à Séoul, elle le quitte et part vivre en Allemagne. Elle fait découvrir la ville à Younghee.
FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE 2015 UN JOUR AVEC, UN JOUR SANS (Hong Sangsoo) 2014 HILL OF FREEDOM (Hong Sangsoo)

MOON SUNGKEUN / SANGWON
Le réalisateur marié dont Younghee est amoureuse. Après leur rupture, il vit hanté par le regret. Il croise Younghee par hasard sur la plage, lui lit un passage d'un livre auquel il tient beaucoup et qu'il finit par lui offrir.
FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE 2013 IN ANOTHER COUNTRY (Hong Sangsoo)

KWON HAEHYO / CHUNWOO
Un vieil ami de Younghee. Il est programmateur dans un cinéma art et essai de Gangneung. Il croise Younghee par hasard et insiste pour qu'elle lui parle de sa relation adultère. Il lui conseille de ne pas abandonner son métier à cause de cette histoire.
FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE 2017 LE JOUR D'APRÈS (Hong Sangsoo) 2016 YOURSELF AND YOURS (Hong Sangsoo)

AHN JAEHONG / SEUNGHEE
Il est l'assistant-réalisateur de Sangwon. Pendant les repérages pour un nouveau film, il aperçoit Younghee endormie sur la plage et la réveille.

PARK YEAJU / DOHEE
Elle gère le café BongBong avec Myungsoo. Elle souffre qu'il ne veuille pas reconnaître leur liaison devant les autres.



 Quelques mots 

RÉALISATEUR HONG SANGSOO
FILMOGRAPHIE

2017 LE JOUR D'APRÈS Compétition, Festival de Cannes
2017 LA CAMERA DE CLAIRE Séance spéciale, Festival de Cannes
2017 SEULE SUR LA PLAGE LA NUIT Ours d'argent de la meilleure actrice, Berlinale
2016 YOURSELF AND YOURS Coquille d'or du meilleur réalisateur, Festival de San Sebastian
2015 UN JOUR AVEC, UN JOUR SANS Léopard d'or, Meilleur acteur, Festival de Locarno
2014 HILL OF FREEDOM Compétition Orizzonti, Mostra de Venise Montgolfière d'or, Festival des 3 Continents
2013 SUNHI Meilleur Réalisateur, Festival de Locarno
2013 HAEWON ET LES HOMMES Compétition, Berlinale
2012 IN ANOTHER COUNTRY Compétition, Festival de Cannes
2011 MATINS CALMES À SÉOUL Un Certain Regard, Festival de Cannes
2010 OKI'S MOVIE Clôture de la sélection Orizzonti, Mostra de Venise
2010 HAHAHA Prix Un Certain Regard, Festival de Cannes
2009 LES FEMMES DE MES AMIS Quinzaine des réalisateurs, Festival de Cannes
2008 NIGHT AND DAY Compétition, Berlinale
2006 WOMAN ON THE BEACH Panorama, Berlinale
2005 CONTE DE CINÉMA Compétition, Festival de Cannes
2004 LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME Compétition, Festival de Cannes
2002 TURNING GATE Festival du film de New York
2000 LA VIERGE MISE À NUE PAR SES PRÉTENDANTS Un Certain Regard, Festival de Cannes
1998 LE POUVOIR DE LA PROVINCE DE KANGWON Un Certain Regard, Festival de Cannes
1996 LE JOUR OÙ LE COCHON EST TOMBÉ DANS LE PUITS Tigre d'or, Festival de Rotterdam


 L'avis de la presse 

Cahiers du cinéma - Joachim Lepastier
Il y a plusieurs façons de cerner l'émotion que procure le film. On pourrait dire qu'il bouleverse comme une déclaration d'amour envoyée depuis une contrée qui ne croit plus à l'amour.

Libération - Julien Gester
Vers la fin de Seule sur la plage la nuit, dans une séquence chargée de toute la crudité stridente et vive du mauvais rêve ou de l'ivresse mauvaise, acculé par l'emportement d'une jeune femme qui le mitraille de ses reproches, un réalisateur finit par se justifier ainsi d'entreprendre un nouveau film, un énième film «personnel» de surcroît : «Je tourne des films mais je ne suis plus normal. Je dois m'en sortir, me débarrasser des regrets : je ne veux pas devenir un monstre.» En voilà une implacable raison de s'affairer à recomposer les mirages douloureux de l'existence à l'état d'éclats agencés sur écran. C'était déjà là le mantra qui scandait Turning Gate, le quatrième film de Hong Sang-soo, réalisé en 2002, brandi par les personnages en parade à toutes les bassesses et les impasses sentimentales : «Il est assez difficile de rester humain, essayons de ne pas devenir des monstres.»

Présenté voilà un an à la Berlinale (dont il repartit avec un ours d'argent décerné à Kim Min-hee, son éblouissante interprète principale), Seule sur la plage la nuit est l'un des trois, oui, trois longs métrages dévoilés d'un festival à l'autre par le cinéaste coréen en 2017 - avec le Jour d'après et la Caméra de Claire, dont la sortie française est prévue début mars. Cette frénésie à tourner n'altère guère plus sa manière, presque immuable et fractale en diable, que la profondeur et la clarté de son trait : ce nouveau film se présente comme l'un des plus beaux parmi la vingtaine réalisés par Hong Sang-soo à ce jour, et si le désarroi qui s'y épanche avec fureur demeure tamisé, c'est aussi l'un des plus évidemment bouleversants.

Exil.
Comme beaucoup d'autres avant lui, celui-ci se décompose entre deux parties très poreuses l'une à l'autre, mais dont la continuité exacte demeurera, sinon énigmatique, du moins chancelante. Chacune est introduite par l'écran noir d'un générique propre, auquel à chaque fois figure le nom de Kim Min-hee, entouré de ceux d'autres acteurs, et d'un nouveau chef op. D'un volet à l'autre, elle interprète une même femme meurtrie, ou plusieurs, qui toutes porteraient le même prénom, Young-hee. Le premier acte la voit rendre visite à une amie dans une ville du nord de l'Allemagne que l'on devinera être Hambourg, où elle attend sans certitude que la rejoigne un homme qu'elle aime. Les deux femmes se promènent de marchés en parcs, s'invitent à déjeuner chez un couple de locaux, dévoilent quelques blessures que l'exil serait là pour panser en se faisant étrangères comme pour mieux redoubler l'étrangeté à soi-même. Laissant en Corée, loin, des tourments amoureux dont le visage viendrait pourtant ressurgir pour se coucher sur le sable d'une plage de la mer du Nord. La balade balnéaire achevée au crépuscule, survient un très étrange ravissement dont la caméra se fait complice, et la deuxième partie peut commencer. Le second générique laisse place à un plan magnifique sur les traits de la même actrice, baignés de larmes tandis que la projection d'un film s'achève. On ne saurait dire si c'est la même Young-hee ou une autre qui lui ressemble, si elle vient de voir le dernier film à la mode ou de rêver à l'écran les tribulations germaniques de son double. Le récit la cueille quoi qu'il en soit dans cet état troublé, qui épouse le nôtre alors que l'on réémerge aussi du noir, où se dissipent et se précipitent en même temps les effets et les affects de la première partie, telle l'empreinte gazeuse laissée par un film dont le faisceau de lumière viendrait tout juste de s'évanouir.

Young-hee se trouve en Corée, dans une petite ville côtière dont manifestement elle est originaire. Elle y renoue avec de vieilles connaissances, qu'elle reconnaît tout en les trouvant transformées, et réciproquement. Les visages lui paraissent changés, «la bière est devenue meilleure», les échanges sont plus vifs et fendent les masques de ceux qui l'entourent. Peu à peu, il apparaîtra qu'elle est actrice, mais qu'elle a mis sa carrière en suspens à la suite d'une aventure avortée avec un réalisateur marié, pour s'abandonner à une quête éperdue de consolation.


Le Monde - Mathieu Macheret
C'est ainsi que l'émotion se loge dans les recoins les plus inattendus des films d'Hong Sangsoo. Notamment dans ces quelques scènes gratuites, où Yeonghui s'abandonne tout entière à des « actes de grâce »



Le Nouvel Observateur - Xavier Leherpeur
Troisième film du cinéaste coréen en attendant, au printemps, la sortie de "la Caméra de Claire". Et nul délitement de son inspiration. Prise dans la tourmente d'un scandale, une jeune actrice revient dans son pays après s'être exilée à Amsterdam.
Il y a quelque chose d'exquis dans la délicatesse avec laquelle l'auteur du "Jour d'après" revient sur une histoire éminemment personnelle. Le scénario et la caméra esquissent, avec des digressions subtiles et une douce mélancolie, le portrait d'une femme en quête du sens qu'elle pourra redonner à son existence. Une héroïne dont Kim Min-hee incarne à merveille la fragilité et la pugnacité et qui lui a valu un prix d'interprétation à Berlin.


L'Humanité - Dominique Widemann
On rencontre une jeune Coréenne, Young-hee, dans la ville portuaire de Hambourg. Elle veut s'éloigner un moment de son existence habituelle et en particulier de sa liaison vacillante avec un homme marié. Qui la rejoindra ou non. Qu'elle attend sans l'attendre tout en l'attendant. On connaît la prédilection de Hong Sang-soo pour l'incertitude. Elle n'a d'égale que sa concision de cinéaste. Avec l'amie, coréenne comme elle, qui l'accueille, Young-hee va parcourir les parcs de la ville, ses pluies grises, les charmes qui en feraient l'un des lieux de résidence les plus prisés au monde, citation convenue sur un balcon trempé où vont agoniser les mégots.
Des lieux communs maintes fois éprouvés ou reconnaissables par tout un chacun, Hong Sang-soo déploie d'un film à l'autre une recherche exigeante. Pas un de ses plans qui ne propose, en toute simplicité, une multitude de sens. On sait à peine qu'on se trouve en Allemagne.
À l'orée d'un pont de bois, dans les allées hivernales d'un jardin urbain profond comme une forêt, Young-hee se prosterne soudain, convoquant les forces intérieures qui lui assureraient de vivre sa vie. Les voix d'un repas amical un peu compassé résonnent de cet anglais universalisé qui autorise l'échange et le brime. On fume, on mange, avec plaisir, on boit pour que les langues se délient sans lier vraiment. En excursion sur la plage glacée, les amis divaguent. Young-hee, à l'écart, est enlevée du champ. L'obscurité de l'écran ménage une pause dans le diptyque.

On retrouve Young-hee, qui semble s'éveiller d'un songe, dans une salle de cinéma déserte. Elle est de retour en Corée, dans une autre ville portuaire, Gangneung. Quelques-unes de ses connaissances y ont élu domicile. Les retrouvailles se tiennent sur l'arrière-plan de distorsions temporelles. Des couples se sont formés. Des projets ont vu le jour. La durée indéfinie du séjour de Young-hee à l'étranger s'ajuste au réalisme des situations. D'autres repas. Des bars, des cigarettes expulsées dans l'air froid. Des histoires d'amour à coucher dehors, des alcools et du cinéma. Sur tous ses thèmes de création, Hong Sang-soo poursuit des variations de plus en plus subtiles. Il en va de même des deux volets du film. Plusieurs niveaux de représentation disséminent le moindre plan. La caméra se déplace entre les personnages. De longs plans fixes ouvrent à la solitude de Young-hee l'immensité salvatrice de l'océan. Avec les autres, dont elle ne veut ou ne peut se passer, elle lance de violentes diatribes arrosées. L'amour n'est rien, l'amour est tout. Faux-semblants ou vérité suprême. Celui qui fut, peut-être, son amant, un réalisateur saoulant d'autoapitoiement, ne se l'envoie pas dire bien loin. Ses regrets ricochent autour de la table où l'une de ces réunions fortuites de cinéma joue de ses artifices. Plutôt mourir que ne pas avoir vécu. Le titre du film : Seule sur la plage la nuit, est emprunté à celui du poète américain Walt Whitman (Feuilles d'herbe, 1855). Le féminin lui convient. À Schubert la partition. Un quintet en do majeur déborde le cadre. À Cézanne la densité visuelle et émotionnelle d'une tomate. À nos amours.


Positif - Jean-Christophe Ferrari
"Seule sur la plage la nuit" (...) est un film traversé d'une sorte de joie tragique.

Première - Damien Leblanc
L'infatigable Hong Sang-soo explore les déboires amoureux d'une comédienne et met son cinéma à nu de façon particulièrement inspirée au cinéma.

Télérama - Louis Guichard
« Y a-t-il une seule personne en ce monde qui soit qualifiée pour l'amour ? » La question claque, pleine de colère et de désespoir, hilarante, pourtant, au milieu du film. Elle résume son sujet : le même, au fond, que dans le précédent opus du Coréen Hong Sang-soo, Le Jour d'après, sorti en juin dernier. Le même, sans doute, que dans toute l'œuvre, ¬déjà pléthorique, de ce cinéaste, grand explorateur de la carte du Tendre. Car, avec lui, la beauté se loge dans les variantes de tonalité, de registre, d'humeur. Il a souvent montré l'ivresse et ses effets tragi-comiques sur les sentiments. Cette fois, il filme une gueule de bois amoureuse. Seule sur la plage la nuit met en scène une héroïne brisée, exilée. Dans une Europe brumeuse, loin de Séoul, elle tente de faire le deuil de son histoire à peine terminée avec un homme marié, dont elle espère, sans y croire, qu'il va la rejoindre... ¬Exceptionnellement, une parenthèse people s'impose : Hong Sang-soo, 57 ans, plus connu du grand public en Corée qu'il ne l'est ici, a quitté son épouse pour vivre une passion avec une jeune star nationale, Kim Min-hee (Mademoiselle, de Park Chan-wook). L'idylle a fait scandale, et l'actrice a été présentée par la presse comme une briseuse de ménage. Le cinéaste et sa nouvelle muse ont, en quelque sorte, répondu par leur travail : déjà quatre films ensemble. Celui-ci fut le premier (même s'il est le troisième à sortir en France), ponctué d'échos avec la réalité vécue par le couple. Et le scéna¬¬rio est d'autant plus troublant qu'il anticipe l'après de la liaison. Mais le film tient très bien debout sans cet éclairage privé. C'est le portrait subtil d'une idéaliste privée de son idéal.
Quand elle se décide à revenir en Corée, la solitaire choisit, plutôt que Séoul, une station balnéaire peuplée d'amis de jeunesse. Les retrouvailles avec les un(e)s et les autres lui fournissent autant d'éléments de réflexion : ceux qui ont réussi un mariage durable semblent y avoir perdu leur éclat. Sous l'effet de l'alcool, un dîner de groupe tourne au jeu de la vérité le plus cruel... Tour à tour prostrée, révoltée et réconciliée — pour ce rôle multiple, Kim Min-hee a obtenu le prix d'interprétation féminine à la Berlinale de 2017 —, l'héroïne accède finalement à une vérité supérieure, « seule sur la plage la nuit ». Et c'est dans ce moment filmé comme un songe que Hong Sang-soo glisse les références les plus précises à sa vie et à celle de son actrice. L'art d'exalter la part rêvée des histoires vraies.


Studio Ciné Live - Thierry Cheze
Un cocktail que le Coréen revisite à chaque fois avec une poésie et un humour irrésistibles.



Association IRIS – Saison 2017-2018–
www.cine-iris.com - contact@cine-iris.com
Programmation et animation des films du jeudi soir (projections en V.O)
Festival 'Faites des courts'- ciné goûter/pizza pour les enfants
Un projet « Autour de l'animation » - Partenariat avec d'autres associations
Merci à tous pour votre soutien.
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